Le panneau de terrain PROBIOR



Ce panneau est destiné à localiser chaque « Îlot de biodiversité » réalisé par les chasseurs et les gestionnaires locaux.

Chaque Fédération Départementale a son lot de panneaux et peut ainsi les implanter sur chaque site ayant fait l’objet d’un aménagement. Il n’en existe qu’une version, permettant ainsi une application large et variée à tous types d’aménagements et à tous les départements de Midi-Pyrénées.

Leur réalisation s’inscrit dans le cadre du programme PROBIOR, mais leur caractère généraliste en font des outils adaptables à tout aménagement ayant pour but la protection de la biodiversité ordinaire.



Panneau PROBIOR


Les 8 Fédérations des Chasseurs de Midi-Pyrénées


  • 09 – Ariège :

    Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ariège

    Le Couloumié, La Barre – 09000 FOIX
    05.61.65.04.02
    fdc09@wanadoo.fr


  • 12 – Aveyron :

    Fédération Départementale des Chasseurs de l’Aveyron

    9 rue de ROME, Bourran BP 711 – 12007 RODEZ
    05.65.73.57.20
    fdc12@chasseurdefrance.com


  • 31 – Haute-Garonne :

    Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Garonne

    17 avenue Jean Gonord BP 85861 – 31506 TOULOUSE Cedex 5
    05.62.71.59.39
    fdc31@chasseurdefrance.com


  • 32 – Gers :

    Fédération Départementale des Chasseurs du Gers

    4 route de Toulouse – 32000 AUCH
    05.62.60.28.30
    fdc32@wanadoo.fr


  • 46 – Lot :

    Fédération Départementale des Chasseurs du Lot

    225 rue du Pape Jean XXIII BP 216 – 46004 CAHORS Cedex
    05.65.35.13.22
    fdchasseurs.lot@wanadoo.fr


  • 65 – Hautes-Pyrénées :

    Fédération Départementale des Chasseurs des Hautes-Pyrénées

    18 Bd du 8 mai 1945 – 65000 TARBES
    05.62.34.53.01
    fdc65@wanadoo.fr


  • 81 – Tarn :

    Fédération Départementale des Chasseurs du Tarn

    Chemin du Séminaire du Roc – 81 002 ALBI Cedex 9
    05.63.49.19.00
    fdc81@chasseurdefrance.com


  • 82 – Tarn-et-Garonne :

    Fédération Départementale des Chasseurs du Tarn-et-Garonne

    53 avenue Jean Moulin – 82000 MONTAUBAN
    05.63.03.46.51
    fdc82@chasseurdefrance.com


82 (Tarn-et-Garonne) – Sérignac


Portrait du territoire PROBIOR



Le secteur de Sérignac se situe vers le Sud-Ouest du département du Tarn-et-Garonne et à environ 30 km à l’Ouest de Montauban, et principalement sur la région agricole de la Lomagne, située en Gascogne orientale.

M 82 Tab13Ex'M 82 Carte















Description, évolutions et enjeux


D’un point de vue géographique,

ce territoire est situé sur une partie de plaine, située entre le Tarn et la Garonne, qui contraste avec les collines de la Lomagne. Dans un ensemble de collines, de terrasses et de vallons, ce territoire garde une grande diversité de paysages et de reliefs. Ce point géographique est marqué par les diverses étapes alluvionnaires.

Aujourd’hui, les coteaux sont plutôt ponctués par des parcs d’anciens domaines avec de grands résineux (cèdres, pins parasols, …).

Sur les collines, il y a la persistance d’ensembles forestiers plus importants. Les taillis morcelés et les talus sont dominés par le chêne pédonculé associé au chêne pubescent.

Enfin, sur les étendues planes, la trame végétale qui en ressort est la présence de quelques haies et surtout d’alignements de routes, ainsi que des alignements de peupliers en bordure du réseau routier. Ainsi, dans les plaines, on trouve plutôt des forêts fluviales, constituées en majorité d’aulnes, mais qui sont aujourd’hui très souvent réduites par la concurrence agricole.

En effet ce territoire est marqué par une occupation du sol agricole qui privilégie les systèmes de grandes exploitations avec des secteurs de transition en terrasse de Garonne qui peuvent justifier des actions de prévention de l’érosion.

Le territoire offre peu de zones de refuge et d’habitats favorables à la biodiversité ordinaire, du fait de la faible diversité culturale accentuée par l’absence ou la présence très dégradée de linéaires de haies.

Une attention particulière sera portée sur le développement de couverts d’intérêt faunistique dans le cadre des politiques agricoles actuelles et l’entretien des haies.

D’un point de vue agricole,

ce territoire, autrefois dédié au vignoble et au blé, a souffert de l’exode rural et de la déprise agricole.

Recolonisé après guerre, ce territoire est aujourd’hui dédié à 80 % à l’activité agricole principalement céréalière mais conservant des ateliers d’élevage sur environ 10% du territoire.

Ce territoire est partiellement couvert par un important manteau argilo-marneux tertiaire permettant une couverture végétale contrastée. On y retrouve des sols argilo-calcaire et des sols de type « boulbène » (argilo-limoneux ou argilo-graveleux).

Objectifs


D’un point de vue agricole,

il convient de communiquer sur l’importance des lisières, des haies, … afin que ces éléments de biodiversité ne soient pas impactés par les restructurations d’exploitations.

Les réunions sur le sujet des phytosanitaires sont de plus en plus fréquentes et intéressent une partie des agriculteurs. Il serait judicieux d’informer l’ensemble des agriculteurs sur le raisonnement des traitements, en s’appuyant sur des expériences locales, afin de bannir les traitements systématiques encore pratiqués de nos jours.

La perte des espaces de prairies est forcément une perte de milieu naturel et diversifié. Des espèces non endémiques de ce type de milieu pourront se maintenir à condition de créer un maillage d’espaces semi-naturels (bandes tampons et jachères) favorables.

Un axe de communication doit être porté sur les espaces de gel, sur leurs intérêts potentiel et les modes d’entretien préconisés pour le maintien de la biodiversité ordinaire. La collecte de données techniques et économiques pourra venir compléter l’argumentaire.

Bien que la pression d’irrigation ne soit pas des plus fortes sur ce territoire, le contexte général pousse à communiquer sur cette pratique et notamment sur les conséquences d’une irrigation au-delà de la parcelle.

Concernant le déchaumage, le chaume de céréale faisant intégralement partie de l’habitat favorable de certaines espèces (caille, perdrix, alouette, …), il convient de trouver un juste équilibre entre gestion des adventices et maintien de la biodiversité. Les données collectées sur la Caille des blés permettront de relancer ce débat.

D’un point de vue cynégétique,

toutes les sociétés du territoire réalisent ou ont réalisé des aménagements en faveur de la petite faune de plaine et plus particulièrement du Faisan.

Toutes les ACCA font du piégeage sur leur territoire, et pratiquent également des battues de régulation des prédateurs.

Ces aménagements et mesures de régulation des prédateurs montrent la mobilisation des sociétés de chasse et leur dynamisme pour le maintien de populations naturelles de petit gibier grâce à un équilibre espèce-habitat.

Il est important de soutenir ces initiatives et de les valoriser afin de ne pas provoquer un essoufflement de ces acteurs. Une animation doit donc être faite auprès des sociétés de chasse sur l’intérêt de gérer les espèces à l’échelle d’un territoire pour en voir les effets. Les espèces comme le Lièvre et la Perdrix rouge pourraient ainsi être plus présents et devenir un gibier secondaire en cas de mauvaise reproduction pour l’espèce cible, le Faisan.

D’un point de vue environnemental,

ce territoire conserve encore de nombreux éléments semi-naturels sur lesquels il convient de travailler avant même de penser ajouter de nouveaux éléments au paysage. Il est donc nécessaire d’aider les agriculteurs à mettre en place des couverts de qualité entretenus de manière adaptée au respect de la faune sauvage nicheuse au sol.

Les choix des agriculteurs n’étant pas basés sur un constat agronomique, il est possible de faire évoluer ces pratiques en les conseillant sur certains points.

Une couverture du sol va être mise en place sur ce territoire par le biais de la Directive Nitrates (sauf dérogation). Une animation sur la base de démonstrations pourrait être organisée pour sensibiliser les agriculteurs à une gestion de l’interculture favorable à la biodiversité (implantation d’un couvert ou conservation des chaumes).


Actions


Diagnostic Territorial



Télécharger le Diagnostic Territorial Sérignac Avril 2010


82 (Tarn-et-Garonne) – Nadesse et Lambon


Portrait du territoire PROBIOR


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Description, évolutions et enjeux



Le territoire PROBIOR de la Nadesse et du Lambon présente trois grands types d’organisation du territoire. Sur les plateaux entre les différentes vallées, on retrouve généralement des parcelles de grande taille. Sur ces espaces dédiés majoritairement aux grandes cultures, les haies et les bosquets sont peu présents, le paysage est relativement ouvert. Entre ces plateaux se trouvent les vallées de la Nadesse, du Lambon et de leurs affluents. Ces zones au relief marqué sont peu cultivées, on y retrouve en grande partie des zones boisées ou en jachère. Enfin, dans une moindre mesure, les ramières de la Garonne ont été plantées de peupliers. Chacune de ces zones présente des problématiques particulières. Cependant, en termes de maintien de la biodiversité, les zones prioritaires sont les zones de plateaux, où les habitats pour la faune sauvage sont réduits. Les autres espaces présentent davantage de zones propices au maintien de la biodiversité.

Le territoire des vallées de la Nadesse et du Lambon a connu, comme l’ensemble des régions agricoles, de grands bouleversements au cours de la 2ème moitié du XXème siècle. Sur les zones les plus productives et mécanisables, il y a eu d’une manière générale, une uniformisation du paysage, avec suppression des haies, diminution de l’élevage et donc destruction de prairies permanentes, de bosquets et de mares.

Ce territoire est aujourd’hui majoritairement tourné vers la production de céréales et d’oléo-protégineux et présente un système parcellaire relativement ouvert. Toutefois, il y a un bon équilibre entre les céréales à paille et le maïs qui constituent chacun un habitat différent et renforcent ainsi cette mosaïque de milieux. D’autres zones, moins mécanisables, ont été préservées et sont toujours composées de zones boisées et de haies. Afin de préserver la biodiversité ordinaire, certains aménagements et changements de pratiques sont possibles. Ils visent à rendre compatible les enjeux inhérents à l’agriculture moderne avec les soucis actuels de préservation de l’environnement.

Objectifs



Dans cette logique, le programme PROBIOR propose aux agriculteurs différentes mesures adaptées. A l’issue de l’enquête que nous avons réalisée au cours de l’année 2010, nous avons pu mettre en évidence la plus ou moins grande pertinence des différentes mesures et évaluer leur niveau d’acceptation dans le monde agricole. Parmi les aménagements les plus évidents à mettre en oeuvre, se trouvent les JEFS. Cette mesure déjà bien implantée sur le territoire, présente un intérêt pour la faune observable à court terme et fait l’objet de rémunération. Les haies, bien que contraignantes à mettre en place, ont un intérêt reconnu et font l’objet de subventions, il s’agit donc d’une mesure qui est privilégiée puisque des programmes de plantations de haies ont été initiés il y a plusieurs années, ils ont conduit au cours des dernières années, grâce au soutien du programme PROBIOR à la plantation de 10km de haies en 2010. Ensuite, concernant les pratiques agricoles, l’accent doit être porté en premier lieu sur l’intérêt de retarder le déchaumage, l’enfouissement des cannes de maïs et le broyage des espaces non productifs. En ce qui concerne l’adaptation des modalités de fauche des prairies, une communication peut être envisagée mais n’est prioritaire compte tenu du peu de surfaces qu’elles occupent. Des mesures telles que l’implantation de CIPAN ou la création de mares ne peuvent pas être réfléchies à grande échelle sur ce territoire mais pourraient être mises en place ponctuellement par des agriculteurs volontaires. Toujours est-il que le nombre de mares est actuellement stable, il semble que les agriculteurs sont généralement sensibles à leur préservation.

Ainsi, si certaines mesures nécessitent un appui financier pour les agriculteurs, d’autres ne sont qu’une adaptation des pratiques en faveur de la faune sauvage et n’augmentent pas les charges pour l’agriculteur, voire les réduisent.

En définitive, le développement des bonnes pratiques agricoles préconisées ici sera conditionné par : d’une part, les moyens financiers mis en oeuvre qui jouent un rôle décisif dans la mise en place de certains aménagements et, d’autre part, les travaux d’animation et de communication qui, menés en amont, constituent le prélude fondamental à la réappropriation au niveau local des enjeux agro-environnementaux.


Actions


Diagnostic Territorial



Télécharger le Diagnostic Territorial Nadesse et Lambon

Synthèse Agricole



Télécharger la Synthèse Agricole Nadesse et Lambon

Synthèse Environnementale



Télécharger la Synthèse Environnementale Nadesse et Lambon


32 (Gers) – Ténarèze


Portrait du territoire PROBIOR



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G 32 Carte













Description, évolutions et enjeux



Le territoire de la Ténarèze a connu, comme l’ensemble des régions agricoles, de grands bouleversements au cours de la 2ème moitié du XXème siècle. Il y a eu, d’une manière générale, une uniformisation du paysage, avec suppression des haies, diminution de l’élevage et donc destruction de prairies permanentes, de bosquets et de mares.

Ce territoire est aujourd’hui majoritairement tourné vers la production de céréales et d’oléo-protégineux et présente un système parcellaire relativement ouvert.

Toutefois, cette réorganisation du territoire a laissé une place au système bocager garant du maintien de la biodiversité puisque le dernier tiers de la surface est occupé par un parcellaire complexe constitué de petites parcelles cultivées, de prairies, de vignes et de vergers entrecoupés par des haies et des espaces boisés. Les surfaces urbanisées sont très faibles.

Le maintien de ce système bocager constitue donc un enjeu majeur pour la préservation de l’environnement.

Toutefois, même si ce système permet l’existence d’une mosaïque de milieux à l’échelle du territoire, la production agricole reste essentiellement orientée vers la production de céréales et d’oléo-protégineux. La part de la SAU toujours en herbe est faible.

Dans le cadre de la protection de l’environnement, et notamment pour limiter la pollution issue des nitrates, un ensemble de mesures ont été prises au niveau départemental. Ces mesures peuvent avoir une incidence, en général positive, sur la faune sauvage. Il existe en effet tout un panel de dispositions, règlementées ou non, efficaces pour la protection de la biodiversité.

Objectifs



Parmi les aménagements les plus évidents à mettre en oeuvre, se trouvent les JEFS. Cette mesure déjà bien implantée sur le territoire, présente un intérêt pour la faune observable à court terme et fait l’objet de rémunération.

Les haies, bien que contraignantes à mettre en place, ont un intérêt reconnu et font l’objet de subventions, il s’agit donc d’une mesure à privilégier.

Ensuite, concernant les pratiques agricoles, l’accent doit être porté en premier lieu sur l’intérêt de retarder le déchaumage et le broyage des espaces non productifs et sur l’importance d’effectuer des fauches de prairies permettant la fuite du gibier. En ce qui concerne le non enfouissement des cannes de maïs, cela est déjà fait spontanément et les surfaces concernées sont de toute manière très limitées.

Enfin, des mesures telles que l’implantation de CIPAN ou la création de mares ne peuvent pas être réfléchies à grande échelle sur ce territoire mais pourraient être mises en place ponctuellement par des agriculteurs volontaires. Toujours est-il que le nombre de mares est actuellement stable, il semble que les agriculteurs sont généralement sensibles à leur préservation.

Ainsi, si certaines mesures nécessitent un appui financier pour les agriculteurs, d’autres ne sont qu’une adaptation des pratiques en faveur de la faune sauvage et n’augmentent pas les charges pour l’agriculteur, voire les réduisent. En définitive, le développement des bonnes pratiques agricoles préconisées ici sera conditionné par : d’une part, les moyens financiers mis en oeuvre qui jouent un rôle décisif dans la mise en place de certains aménagements et, d’autre part, les travaux d’animation et de communication qui, menés en amont, constituent le prélude fondamental à la réappropriation au niveau local des enjeux agro-environnementaux.


Actions


Diagnostic Territorial



Télécharger le Diagnostic Territorial Ténarèze

Synthèse Agricole



Télécharger la Synthèse Agricole Ténarèze

Synthèse Environnementale



Télécharger la Synthèse Environnementale Ténarèze


La communication PROBIOR



Le volet « Communication » représente une part importante du projet PROBIOR.

Il vise à promouvoir les objectifs fixés par les programme et à mettre en avant toute une palette d’outils directement applicables sur les territoires concernés, au travers notamment des fiches techniques PROBIOR qui exposent les bonnes pratiques agricoles, mais aussi par le biais de panneaux, plaquettes, posters.

La communication autour de PROBIOR, c’est aussi des évènements, des articles, des réunions qui assoient le programme dans un contexte, sur un territoire, qui le confrontent à des cas concrets et qui brossent ainsi un portrait des actions et effets réels imputables au projet.


Synthèse du projet PROBIOR 2010



L’année 2009 a été marquée par le lancement du projet PROBIOR englobant 14 territoires et par la mise en place progressive de partenariats avec les agriculteurs et gestionnaires locaux, concrétisée par les conventions d’adhésion PROBIOR.

L’année 2010, quant à elle, s’est montrée constructive en terme de multiplication des adhésions PROBIOR et de consolidation des partenariats au travers de l’engagement réel et effectif de ces acteurs territoriaux. Elle a également permis de valider le choix initial des territoires et de fixer donc à 13 le nombre de territoires impliqués dans le projet.

La synthèse du projet est téléchargeable ci-après :

Synthèse PROBIOR 2010

Territoires PROBIOR



Aux prémices du projet PROBIOR, 14 territoires ont été proposés par les Fédérations des Chasseurs pour 2009, en collaboration avec leurs partenaires locaux.

Une première sélection a été opérée par les Fédérations en tenant compte de l’historique en matière d’aménagement des habitats, des projets de gestion en cours par rapport à une ou plusieurs espèces cibles, de la motivation locale, et du potentiel d’actions sur l’amélioration des habitats en faveur de la biodiversité.

Parmi ces 14 territoires, 9 reposent sur l’existence d’un réseau local d’acteurs, principalement chasseurs-agriculteurs, qui sont engagés dans un projet d’aménagement ou de gestion d’une espèce. Le projet PROBIOR vient, sur ces territoires, renforcer voire redynamiser le partenariat et replacer les actions menées, dans l’enjeu plus global de préservation de la biodiversité.

Ces territoires sont situés en milieu agricole, où l’intensification (simplification du paysage) ou au contraire la déprise agricole (embroussaillement) ont des effets notables sur la structure des habitats et sur leur cortège faunistique et floristique.

En ce sens, parmi les indicateurs de biodiversité en France, le programme de Suivi Temporel des Oiseaux Communs (STOC-EPS), a mis en évidence le lien entre l’évolution des habitats et les populations d’oiseaux qui leur sont inféodées. En milieu agricole, il est à noter une perte de biodiversité (pour les oiseaux communs) de -28% entre 1989 et 2007 en France.

La conduite d’actions de sensibilisation sur la prise en compte de bonnes pratiques en matière de gestion des habitats dans les plaines agricoles de notre région, afin de conserver ce patrimoine naturel (ex : population naturelle Perdrix rouge -Alectoris rufa), est donc prioritaire.

De plus, dans le cadre de la classification des systèmes d’exploitation à Haute Valeur Naturelle (HVN), ces territoires sélectionnés sont pour la grande majorité caractérisés « à faible diversité culturale », « à faible présence d’éléments fixes du paysage » et « à pratiques intensives ». Ces territoires semblent donc avoir subi des modifications importantes en lien avec l’évolution de l’activité agricole, et devraient donc répondre sensiblement à la mise en place d’aménagements ou à l’adaptation de certaines pratiques.

Enfin, ces territoires, bien qu’ayant une forte identité cynégétique, prennent en compte et sont complémentaires des autres logiques territoriales : Plan d’Action Territoriaux, Zone Vulnérable, Territoire de Pays, Région Agricole, …


Aujourd’hui, après une évaluation plus exacte des intérêts de chaque site et des attentes des acteurs locaux, 13 territoires subsistent pour bénéficier de ce programme.

En voici la cartographie cliquable.

Territoires PROBIOR


En termes de communes, 223 sont recensées comme appartenant aux territoires engagés dans le programme PROBIOR.

Télécharger la liste des communes PROBIOR


Les fiches techniques PROBIOR



L’objectif de ces fiches est d’impliquer l’ensemble des acteurs et d’apporter des conseils techniques sur les bonnes pratiques à mettre en place pour la biodiversité ordinaire.
Les fiches ont des interactions entre elles et les bonnes pratiques se complètent dans l’intérêt de la faune et la flore qui nous entourent.


Page de garde
Liste des fiches techniques PROBIOR
Fiche chapeau
Quel couvert pour la biodiversité ordinaire ?
Maintenir et entretenir une jachère ou parcelle non productive
Maintenir et planter des haies
Entretenir, restaurer ou créer une mare
Gestion et préservation des ripisylves
Entretien de friches viticoles et réouverture de milieu
Favoriser les plantes messicoles
La Jachère Environnement Faune Sauvage
Implantation d’une bande tampon : corridor et bien plus encore
Intégrer la biodiversité entre deux cultures
Exploiter des prairies en préservant la faune
Gestion des bords de champs cultivés
L’agroforesterie
Conditionnalité des aides PAC et biodiversité
Gestion de la biodiversité dans l’organisation de l’exploitation
Collectivités locales, vos actions pour la biodiversité
La Perdrix Rouge, espèce inféodée aux milieux agricoles en Midi-Pyrénées
Propriétaires privés, vos actions pour la biodiversité


Education à la restauration d’une haie dans le Frontonnais


Journée de partage entre milieux professionnel et éducatif



Ce mardi 1 février 2011, 30 élèves de première agricole travaux paysagers du LEGTA d’Ondes ont été initiés par la FDC 31 et Arbres et Paysages d’Autan à la restauration et l’entretien d’une haie en territoire PROBIOR. Cette sortie s’est déroulée dans le cadre d’un partenariat FDC, APA et LEGTA pour la vulgarisation des bonnes pratiques sur les espaces naturels, où l’APA avait un rôle de conseiller sur l’entretien et la gestion des haies. L’enjeu du Projet PROBIOR est de promouvoir des pratiques visant à augmenter l’attractivité du territoire afin d’encourager le développement de la biodiversité ordinaire.

Après une brève présentation en salle, de leur structure et leur engagement dans les projets de restauration et plantation de haies, Arnaud Gaujard, de la Fédération des Chasseurs de Haute Garonne et Alexandra Désirée, de l’association de planteurs de haies Arbres et Paysages d’Autan, ont emmené les élèves et leurs professeurs devant une haie de 190 mètres.

Il s’agit d’une bande boisée de chênes pubescents, n’ayant jamais été élagués, entourée de deux dépressions linéaires ; la végétation au pied des chênes (ronciers notamment) est gyrobroyée une fois par an. Les prunelliers, sur le côté ouest, gagnent peu à peu du terrain sur le champ annexe. La strate herbacée est peu présente du fait de l’entretien régulier et du développement des arbres qui empêchent la lumière de pénétrer au cœur de la haie.

Sur le terrain, Arnaud Gaujard et Alexandra Désirée ont exposé l’intérêt de conserver et planter des haies champêtres :

  • Préservation de l’identité locale et insertion dans le paysage
  • Maintien de la biodiversité
  • Des végétaux adaptés et économes
  • Maintien des utilisations traditionnelles : bois de chauffe…
  • Rôle dans la protection des cultures (érosion, dépollution, protection contre le vent…)

Des élèves attentifs aux présentations

Des élèves attentifs aux présentations



De la théorie à la pratique



Il a été demandé aux élèves de réaliser, par groupe, un diagnostic de la haie en vue d’un réaménagement et des différents enjeux :

  • pour la FDC, la biodiversité ordinaire
  • pour l’APA, l’attrait paysager
  • pour l’agriculteur, limiter l’emprise des arbres sur ses champs, obtenir du bois de chauffe et maintenir les chênes auxquels il est attaché.

Alexandra Désirée a conclu la matinée en faisant le bilan des présentations des élèves, en mettant en avant les points forts et en expliquant l’aménagement prévu et le déroulement de l’après midi :

  • Recréer l’alignement initial : Débroussaillage du roncier, du prunellier et abattage des chênes situés en dehors
  • Elagage des branches basses des chênes pour faciliter le passage du tracteur et éviter l’arrachage des branches lors de ce passage

L’aménagement final aura donc pour but de restaurer et densifier la végétation herbacée et arbustive au cœur de la haie, pour notamment servir de refuge au petit gibier.

Le repas a été l’occasion pour les élèves et les encadrants de se réchauffer dans une salle gracieusement mise à disposition par l’ACCA et la commune de Fronton.

Une belle victoire pour la faune sauvage



Dès leur retour sur le terrain, les lycéens se sont munis avec enthousiasme des outils et ont commencé à travailler sous les regards experts de leurs professeurs et des intervenants. Elagage, débroussaillage, tronçonnage(…), les 30 élèves motivés ont, en deux heures d’entretien, réhabilité 70 mètres de haie.

avant

Avant


/ après, la largeur de la haie est passée de 16m à 11,5m au plus large, dont 6 dans la dépression

Après, la largeur de la haie est passée de 16m à 11,5m au plus large, dont 6 dans la dépression


Devant l’enthousiasme des organisateurs (FDC et APA) et des élèves, une demi-deuxième journée a été programmée pour finir un chantier déjà bien entamé.

L’objectif de vulgariser les bonnes pratiques et de changer les habitudes de travail en milieu naturel était entièrement atteint.

Monsieur Seguier, le propriétaire de la haie et des parcelles adjacentes, venu sur le terrain au cours de la journée, était lui aussi très satisfait du résultat et étonné du travail abattu. En prime il a récupéré un important tas de broyat qu’il pourra épandre dans ses champs. L’agriculteur, qui a toujours connu cette haie, ne souhaite pas forcement remettre en culture les mètres gagnés, « pourquoi ne pas implanter une bande enherbée qui sera certainement très favorable à la petite faune de plaine ?», nous confie-t’il.